Salut,
Bon visiblement ça tient a coeur à Alain Nicolas qu'on décrive nos impressions de notre première fois sous le men alors je me lance!
Tout a débuté à la boutique de Maître Son, où on a procédé aux habituels essayages et déjà à ce moment y a un truc qui me disait que ça allait être un poil coton.
Et que tu cales bien le menton, et que le front aussi et que bouge pas faut serrer bien fort, bref ça sentait déjà la séance de torture -normal, parait que les coups de shinai ça fait valser les men mal serrés- mais ça je le saurais que plus tard.
Retour à la maison et que je m'exerce a le mettre, à le serrer, devant la glace d'abord et ensuite sans et là un constat s'impose : ça me prend deux plombes, y a des fils partout, bref c'est pas simple.
Et au passage comment qu'on le met le tenugui? Et comment on prononce "tenugui"? bref j'ai la nuit pour réfléchir.
Nous v’la déjà lundi soir et une fois l'échauffement terminé, le salut effectué arrive le moment tant redouté : faut maintenant se le mettre sur la tête le men.....
Alors cool on respire, les himos dans la main droite, de l'autre j'enfile le men et là c'est le drame, trop de pression, ça s'emmêle, jme coince les cheveux, les doigts, ça va pas les himos sont pas tendus, bref HO-KYUUUUUUUUUUUUUUUUUN HEEEEEELP!!
-Interlude durant lequel on me lace mes himos-
Bon c'est parti!
Hein? On fait quoi? Parle plus fort, j'entends rien! En plus jte vois pas! Ah on tourne a droite? Kirigaeshi? Bon ok!!
Alors déjà maintenant les mecs en face ils tapent pour de vrai, faut parer mais pour ça faut être assez rapide, ou alors on pare pas mais dans ça cas ça secoue la caboche.
Second choix!
Erreur!......
Ca remue quand même pas mal les frappes sur le men surtout si on se retrouve face à un bûcheron en face (non je ne balancerais pas de nom).
Ca m'apprendra à parer!
Bref il commence déjà à faire sérieusement chaud là dessous, la sueur coule dans les yeux, ça pique, ça gratte mais bon t'y peux rien alors tu fais tes kihons et basta.
Faut dire qu'en débutant avec le men en Mai (température extérieure 25°C, intérieur du men 40°C) j'aurais du m'en douter.
Tout ça s'enchaîne à un bon rythme, on s'habitue à mal entendre mais ce foutu champ de vision de 2° ça change vachement, à droite et à gauche on voit rien, bon normal tu me diras le mec qui te frappe il est en face, mais ça perturbe un chouia quand même.
Arrive le moment tant attendu (redouté?) des geikos et là j’me retrouve à pas trop savoir quoi faire: j'attaque tout le temps? je temporise? thé ou café? Pepsi ou Coca?
Ce sera pas long comme réflexion: je fonce et j'attaque!!
Deuxième erreur....
Le premier geiko ça va après tout c'est pas si long 3 minutes (merci Romain)
Le second c'est un peu plus crevant , 3 minutes quand même... (merci Yannick)
Le troisième ça va nettement moins bien, la vache! 3 minutes! (merci Joan)
Le quatrième, euh.... y’a pas eu de quatrième, à foncer comme un âne jme suis crevé: essoufflé, 240 de pulsation cardiaque, ruisselant de sueur (hmmmm).
Euh... je vais faire motodachi pour les sans-armures (qui se marrent un peu de mon état, m'en fous quand ce sera leur tour ils comprendront).
3 minutes c'est quand même super long.....
Et ce mal de crââaaaaaane c'est insupportable ! Est-ce que c'est dû au men trop serré ou aux coups reçus sur la tête ? Je m'en fous un peu tout ce que je veux c'est ENLEVER CET ÉTAU DE MA TETE!
Arrive la fin de l'entraînement (enfin!)
La délivrance: Men o tore! (enfin! bis)
Chuis rincé, les pieds détruits, mais c'était quand même sympa.....
Je reviendrais.....
Romain